Rohff — Mal À La Vie song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "Mal À La Vie" by Rohff.
Lyrics
Mon cœur, mes poumons: mon ventre forme un triangle de douleur
J’sais pas ce que j’ai, je souffre de toute ma couleur
Toute ma vie, toute mon âme, tout va mal dans ma famille
J’vois plus mon fils, je ne peux retenir mes larmes quand je prie
J’ai de quoi manger ou dormir, j’suis pas handicapé
J’ai perdu l’appétit, l’envie bloquée sur mon canapé
Epuisé, j’ai puisé trop d'énergie
J’ai nagé trop loin et les vagues m’empêchent d'émerger
Le succès écorché vif, mes oreilles sifflent
Comme si je leur faisais du mal parce que j’ai réussi
Ma position nécessite beaucoup de self-control
J’suis pas né ici, ma franchise fait que je suis seul contre eux
Malheureux mais vaillant et valeureux
Quand tu perds confiance en toi, t’es mal tombé amoureux
Dieu, aide-moi ! Dieu, aime-moi ! Dieu, protège-moi, préserve-moi !
Le diable me harcèle, je prend sur moi-même
Dégoûté de la société, de leur showbiz, de leurs soirées mondaines
J’ignore le Rap Game, je bicrave mes trophées
En train d'étouffer, l’impression d’avoir tout fait
Jour et nuit j’ai mal à la vie
J’assume mes choix, ce que je suis
Ma chute fera le bonheur de mes ennemis
Je perds mes forces, qu’est-ce qu’il m’arrive?
Chacun son épreuve, riche ou appauvri
De tout ce qui me manque tout ce que j'écris
Dieu m'éprouve, mais j’ai confiance en lui
Je suis déçu de l’Homme, des cœurs pourris
Pour les frères et sœurs enfermés: prends ton mal en patience
T’as l’esprit en cavale, est-ce que la justice a un sens?
En séquestrant l’existence, les faibles cachetonnent l’espoir
En perdant leur sens, habités par le fantôme du parloir
On t’ouvre la cage après t’avoir coupé les ailes
Démerde-toi, compte pas sur eux pour dédommager tes séquelles
On devient ce qu’on endure, incarnation de la rancœur
Tes sentiments se prennent des murs tellement il fait noir dans les coeurs
Usé d’y croire, l’Homme sait plus quoi faire pour décevoir
Accoutumé à donner sans jamais recevoir
A faire plus que mon devoir, incompris
Comme les symptômes de tueur en série a son prix
Par la cess, le manque d’affection, ou le mépris
La frustration d’un enterré vivant qui crie sa survie
Si tu m’entends dans ta dépression: faut relativiser
Voir par les yeux du tiers monde, ou de ceux qui ont l’avenir paralysé
Tous déséquilibrés, à des degrés différents
Certains renfermés sur eux mêmes, ont perdu la clef
Le goût de la vie peu fruité renvoie le bonheur en crypté
L’entourage n’a pas le réseau pour capter
Le nombre d’amis se réduit au fur et a mesure
Je me retrouve seul avec ma plume au fil des mesures
L’impression qu’on me bloque le passage sur terre
Les jours nous creusent et les années nous enterrent
Toi qui viens de perdre un être cher, t’encaisses
Sans jamais rendre la monnaie
Cher, c’est ton cœur qui mange et le temps qui digère
Souffres en silence comme un sourd-muet
Pour ceux qui ont touché le fond le leur bouteille
Qui se roulent dans leur gerbe
Les problèmes servis sur un plateau d’argent
En mal d’amour et d’argent, c’est urgent
Sèche tes larmes, si la douleur te transporte prend le volant
Plus brave que poser une lame sur l’avant-bras et jouer du violon
Comme un arbre en automne, je perds mes moyens à toutes les saisons
Plus rien ne m'étonne, du bout de la foi j’retiens la raison
Victime d'être conscient, victime des passions
Relativise, Dieu est avec les patients
Lyrics translation
My heart, my lungs: my belly forms a triangle of pain
I do not know what I have, I suffer from all my color
All my life, all my soul, everything goes wrong in my family
I no longer see my son, I can't hold back my tears when I pray
I have something to eat or sleep, I'm not disabled
I lost my appetite, the urge stuck on my couch
Exhausted, I drew too much energy
I swam too far and the waves keep me from emerging
Success shelled sharp, my ears whistle
As if I hurt them because I succeeded
My position requires a lot of self-control
I was not born here, my frankness makes me alone against them
Unhappy but Valiant and valiant
When you lose self-confidence, you fell in love badly
God, help me ! God, love me ! God, protect me, protect me !
The devil harasses me, I take it upon myself
Disgusted with society, their showbiz, their social evenings
I don't know about the Rap Game, I drink my trophies.
Choking, feeling like you've done everything
Day and night I have pain in life
I assume my choices, what I am
My fall will make my enemies happy
I'm losing my strength, what's happening to me?
Each one his trial, rich or impoverished
Everything I miss everything I write
God tests me, but I trust him
I'm disappointed in the man, Rotten hearts
For brothers and sisters locked up: take your pain in patience
You got your mind on the run, does justice make sense?
By sequestering existence, the weak seal hope
Losing their sense, inhabited by the ghost of the parlour
We open the cage after we cut your wings
Don't count on them to make up for your legacy.
We become what we endure, the embodiment of resentment
Your feelings are taken from the walls so it's dark in the hearts
Used to believing, man knows more what to do to disappoint
Accustomed to giving without ever receiving
To do more than my duty, misunderstood
As the symptoms of serial killer has its price
By cess, lack of affection, or contempt
The frustration of a living buried who cries out for survival
If you hear me in your depression: must relativize
See through the eyes of the third world, or those who have the future paralyzed
All unbalanced, to varying degrees
Some locked in on themselves, have lost the key
The taste of life little fruity returns happiness in encrypted
The entourage does not have the network to capture
The number of friends is shrinking as we go along
I find myself alone with my pen over the measurements
The feeling that I'm being blocked off on Earth
Days dig us and years bury us
You who just lost a loved one, you cash in
Without ever returning the currency
Dear, it is your heart that eats and time that digests
Suffer in silence like a deaf-mute
For those who hit the bottom of their bottle
Who roll in their sheaf
Problems served on a silver platter
In pain of love and money, it is urgent
Dry your tears, if the pain carries you get behind the wheel
Braver than putting a blade on your forearm and playing the violin
Like a tree in autumn, I lose my means in all seasons
Nothing surprises me anymore, from the end of faith I retain reason
Victim of being conscious, victim of passions
Relativizes, God is with patients