Julos Beaucarne — La tâtonneuse song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "La tâtonneuse" by Julos Beaucarne.
Lyrics
Je vivais à la tâtonneuse
Dans les coulisses de l’exploit
Mâchonnant une tubéreuse
Pensant un peu, beaucoup à toi
Puis pas du tout, il faut le dire
Tout franchettement, mon petit
Les piranhas du souvenir
Ramenaient les effluves d’un lit
Faut-il partir pour le polaire
Horizon et rapporter
Le saxifrage du Spitzberg
Dans du papier glacé?
Moi qui ressemble à s’y méprendre
Aux tulipes noires des prés
J'étais prêt à t’offrir Port-Vendres
Où je ne suis jamais allé
La la la…
Ton père disait «Les mouches d’or
Se posent aussi sur le crottin»
Les pistons de mon cœur sans port
Cognaient. J’avais comme un chagrin
Et ma petite voix d’insecte
Ne pouvait rien contre le bruit
Je mêlais ma complainte sourde
Aux cris du fleuve, le samedi
C'était l'époque du six brumaire
Je collectionnais les galets
Je déplaçais les bords de mer
Dans le sable de mes palais
Et dans la fraîcheur de l’aube
Aux frétillements des papillons
J’ajoutais les vers d’un rhapsode
Aux myriapodes des klaxons
La la la…
Penché sur moi, le vieil Homère
Buvait tranquillement son thé
Nous vivions à la p’tite semaine
Virgile nous téléphonait
Vous étiez toujours absente
Aux rendez-vous de nos lectures
Vous dormiez dans une autre chambre
Près de la Baraque Fraiture
Sur une boite de bonbons
Je vis votre photo soudaine
Vous donniez à un garçon long
Votre main, la faridondaine
Tandis qu’un clown au rire sanglant
Essayait de vous faire sourire
Petite fille, vous aviez vingt ans
Et vos dents étaient d’origine
La la la…
Parcourant les supermarchés
À la recherche du photographe
Je sus que vous aviez quitté
L’Europe aux anciens parapets
Je me rendis au bord des mers
Et rêvai lentement sur le sable
À la fragilité du verre
Du cristal du Val Saint-Lambert
Si j’ai reçu depuis de vous
Quelques messages télépathiques
C’est grâce sans doute aux satellites
Et votre voix qui sur Telstar
Se cogne, venant du bout du monde
Piège pour mon cœur encore plus noir
Un peu meurtri dans sa faconde
Qui vous cherche toujours le soir
La la la…
Qui vous cherche toujours le soir
Lyrics translation
I was living like a gimmick.
Behind the scenes of the feat
Chewing a tuberose
Thinking a little, a lot about you
Then not at all, it must be said
All frankness, my little one
The piranhas of remembrance
Brought back the scents of a bed
Should we leave for the polar
Horizon and report
The Spitzberg saxifrage
In glossy paper?
Me who seems to get it wrong
To the black tulips of the Meadows
I was ready to offer you Port-Vendres
Where I never went
La la la…
Your father used to say " Golden flies
Also arise on the crottin»
The pistons of my heart without port
Bump. I had as a grief
And my little insect voice
Could not anything against the noise
I mingled my deaf whining
At the river cries, on Saturday
It was the time of the six brumaire
I collected the pebbles
I was moving the seaside
In the sand of my palaces
And in the freshness of the dawn
To the flutter of butterflies
I was adding the worms of a rhapsode
To the myriapods of the horns
La la la…
Leaning on me, old Homer
Quietly drank his tea
We lived in the small Week
Virgile was calling us.
You were always absent
At the rendezvous of our readings
You were sleeping in another room
Near the Fraiture Hut
On a box of sweets
I saw your picture suddenly
You gave a long Boy
Your hand, the faridondaine
While a clown with bloody laughter
Was trying to make you smile
Little girl, you were twenty
And your teeth were original
La la la…
Browsing supermarkets
Looking for the photographer
I knew you'd left.
Europe with ancient parapets
I went to the seaside
And dreamed slowly on the sand
To the fragility of glass
From the crystal of Val Saint-Lambert
If I have since received from you
Some telepathic messages
This is probably thanks to satellites
And your voice that on Telstar
Bumping, coming from the end of the world
Trap for my even blacker heart
A little bruised in his faconde
Who is always looking for you at night
La la la…
Who is always looking for you at night