Giedre — Les petits signaux song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "Les petits signaux" by Giedre.
Lyrics
Quand t’es tellement gros que tu ne peux plus te torcher tout seul,
Qu’on doit raser toute une forêt pour te fabriquer ton cercueil,
Quand on arrive plus à définir de quel sexe tu es,
Quand tes organes génitaux sont ensevelis sous tes bourrelets.
Quand en un repas tu accumules dans ton estomac de quoi nourrir toute l’Afrique
pendant trois mois,
Quand en mettant un pied dans la mer tu fais déborder l’eau,
Quand tu ne peux plus espérer pécho que sur doctissimo.
La vie parfois est sympa et te donne des petits signaux.
Mais sans doute ne les vois tu pas à travers tes paupières de gros.
Quand tu accouches sans même t'être aperçue de ta grossesse,
Quand on ne distingue plus ton dos de tes cuisses de tes fesses,
Quand tu ralentis les escalators et fais dérailler les trains,
Quand pour changer tes tampons tu fais appel à un médecin.
Quand tu ne t’habilles plus qu’avec des tentes quechua,
Quand tu ne sens même pas que tu t’assois sur ton chien sur ton sofa,
Quand à la moindre pente tu te mets à rouler,
Quand tu ne vas plus à la campagne parce que les veaux veulent te téter.
La vie parfois est sympa et te donne des petits signaux.
Mais sans doute ne les vois tu pas à travers tes paupières de gros.
Quand ton appart' ressemble au studio de «Chérie j’ai rétréci les gosses»,
Quand on ne sais même plus si t’as un kyste ou juste une bosse,
Quand ton bébé entier est plus fin que ton avant bras,
Quand même le béton se rompt sous ton poids.
Quand à côté de toi Guy Carlier est anorexique,
Quand le simple fait de te moucher est acrobatique,
Quand tu deviens le logo de mangerbouger.fr,
Quand les seules meufs qui te touchent pour de l’argent sont infirmières.
La vie parfois est sympa et te donne des petits signaux.
Mais sans doute ne les vois tu pas à travers tes paupières de gros.
(Merci à Corentin P. pour cettes paroles)
Lyrics translation
When you're so fat you can't torch yourself anymore,
That we have to shave a whole forest to make your coffin for you,
When we can no longer define what sex you are,
When your genitals are buried under your beads.
When in one meal you accumulate in your stomach enough to feed All Africa
for three months,
When you put a foot in the sea you make the water overflow,
When you can only hope for pécho on doctissimo.
Life sometimes is nice and gives you little signals.
But you probably don't see them through your fat eyelids.
When you give birth without even being aware of your pregnancy,
When you can't tell your back from your thighs from your buttocks,
When you slow down escalators and derail trains,
When to change your tampons you call a doctor.
When you only dress in quechua tents,
When you don't even feel like you're sitting on your dog on your sofa,
When at the slightest slope you start rolling,
When you don't go to the country anymore because the calves want to suck you.
Life sometimes is nice and gives you little signals.
But you probably don't see them through your fat eyelids.
When your apartment looks like the "baby" studio, I Shrunk the kids.»,
When you don't even know if you have a cyst or just a bump,
When your whole baby is thinner than your forearm,
Even though the concrete breaks under your weight.
When Next To You guy Carlier is anorexic,
When the mere act of blowing you is acrobatic,
When you become the logo of mangerbouger.fr,
When the only girls who touch you for money are nurses.
Life sometimes is nice and gives you little signals.
But you probably don't see them through your fat eyelids.
(Thanks to Corentin P. for these words)