Cellule X — Trepalium song lyrics and translation

The page contains the lyrics and English translation of the song "Trepalium" by Cellule X.

Lyrics

De tous temps le travail, semblable au supplice,

Fut un instrument de torture, un véritable sacrifice.

Il est le rachat du vice du tout premier homme,

Nous sommes tous accusés d'avoir croqué dans la pomme.

Donc quiconque d'entre nous voudra la rédemption,

Ne gagnera son pardon qu'à la sueur de son front.

Sauf exception des odieux émissaires de dieu sur terre

Et des riches propriétaires qui s'engraissent à ne rien faire.

L'esclave sert son maître, le serf, son seigneur

Et les prolétaires enchaînés aux labeurs

Font le beurre de leurs exploiteurs.

Car le salaire est un leurre et derrière se cache la misère

De toute une classe ouvrière réduite à l'état de vache à traire.

Et pour que le bétail ne conteste pas les cadences infernales

On fera de la paresse manifeste, un péché marxiste capital.

Au final dieu sauvera ceux qui méritent

Les clés de son paradis,

Oui tous ceux qui consument des vies

Pour qu'une consomme à vie.



Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner

Je ne veux pas travailler

Je ne veux pas servir l’état et ses projets

Je ne veux plus d'exploités



Actuellement travailler est une obligation,

Le chômage ne cesse d'augmenter, on veut l'abolition

Du travail, même si le marché de l'emploi nous tenaille,

Le droit à la paresse, ceci est notre bataille.

Pour pouvoir fortifier nos corps et cultiver nos esprits,

Que le pouvoir ne décide ni de nos sorts, ni de nos vies.

Faut bien pourvoir à ses besoins et ses envies, c'est vrai,

Mais l’état voudrait nous faire croire que la vie c'est :

Travailler plus de 40 ans, 35 heures par semaine ;

Se divertir pendant les congés et se reposer le week-end ;

Toujours subir, se taire par peur du licenciement ;

Faire tout pour ne pas déplaire à ses collègues du moment.

Et à l'occasion faire la grève,

N'avoir qu'un salaire de misère pour ses rêves.

Payer les traites des prêts, payer les taxes fiscales ;

Cotiser pour la retraite et finir à l'hôpital.



Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner

Je ne veux pas travailler

Je ne veux pas servir l’état et ses projets

Je ne veux plus d'exploités



Le monde du travail est avilissant,

Fait d'humiliations, d'asservissements,

De discriminations et d'harcèlements sexuels :

Un travailleur est un esclave à temps partiel.

Les fils de nos chefs seront maîtres de nos enfants,

Car les cols bleus sont dirigés par les cols blancs.

Laissons les tout automatiser, tous nous licencier,

Et l'on verra si travailler, c'est conserver la santé.



Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner

Je ne veux pas travailler

Je ne veux pas servir l’état et ses projets

Je ne veux plus d'exploités

Lyrics translation

All-time Labor, similar to torment,

Was an instrument of torture, a real sacrifice.

It is the redemption of the vice of the very first man,

We're all accused of crunching in the Apple.

So anyone of us will want redemption,

Will earn his forgiveness only by the sweat of his forehead.

Except for the odious emissaries of God on Earth

And rich owners who get fat to do nothing.

The slave serves his master, the serf, his Lord

And the proletarians chained to the labors

Make the butter of their exploiters.

For the salary is a decoy and behind it lies misery

Of a whole working class reduced to the state of cow to milk.

And so that the cattle do not contest the Infernal cadences

We will make manifest laziness, a capital Marxist sin.

In the end God will save those who deserve

The keys to his Paradise,

Yes all who consume lives

For one to consume for life.



I don't want to lose my life to win it

I don't want to work

I do not want to serve the state and its plans

I don't want any more exploited



Currently working is an obligation,

Unemployment continues to rise, we want abolition

Even if the labour market is tipping us,

The right to laziness, this is our battle.

To strengthen our bodies and cultivate our minds,

May the power not decide our spells or our lives.

We have to cater to his needs and desires, it's true,

But the state would like us to believe that life is :

Work more than 40 years, 35 hours a week ;

Entertain during holidays and rest on weekends ;

Always suffer, be silent for fear of dismissal ;

Do everything so as not to displease his colleagues at the moment.

And occasionally go on strike,

To have only a miserable salary for his dreams.

Pay loan drafts, pay tax ;
Contribute for retirement and end up in hospital.



I don't want to lose my life to win it

I don't want to work

I do not want to serve the state and its plans

I don't want any more exploited



The world of work is demeaning,

Made of humiliation, enslavement,

Discrimination and sexual harassment :

A worker is a part-time slave.

The Sons of our leaders will be masters of our children,

Because the blue collars are headed by the white collars.

Let them automate everything, all of us lay off,

And we'll see if working is maintaining health.



I don't want to lose my life to win it

I don't want to work

I do not want to serve the state and its plans

I don't want any more exploited