Mysa — En attendant... song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "En attendant..." by Mysa.
Lyrics
En attendant que le soleil se lève à l’ouest
Que les mauvais s’abreuvent à l’oued et que la tempête soulève les alouettes
En attendant que les palmiers ne donnent plus d’dattes
En ces terre de naissance, à 26 piges je fuis toujours l’adolescence
Je te l’ai déjà dit: j’suis pas un fils de Marianne
J’ai épousé la musique de force dans un triste mariage
Entraîné dans un vice de paria, bâillonné comme un otage
Ballonné comme un homme en cage, pardonnez mon langage
Mon engagement, les grosses ratures et ces longues pages me manquent
Pardonnez mon acharnement, mes allitérations et assonances
Sont perçues par les dirigeants comme la libération de l’insolence
J’suis pas dans le même registre que les rappeurs gangsta qui jouent les
grandes stars
On va les renvoyer chez Laurent Boyer, Fréquenstar
J’ai pas les bons starting bloc, c’est pas les stades qui m’bloquent
Mais parler que de Starsky et d’glock
C’est pas mon but je tartine la rime à milice enbas des blocks
Une bande de kholotos, de bonhommes qui ressemble à tes potes
Si on est là c’est qu’ils ont pillé nos terres
Frangin, je reprends ma part sans payer le notaire
C’est la moindre des choses qu’on nous accepte, c’est élémentaire
J’parle pas d’un pays qui m’a taxé sans le démonter
Vas-y dégage avec tes lois racistes, la France est ma racine
Si tu veux qu’on dégage d’ici tu vas connaitre des parasites
En attendant que s’inversent les pôles
Que la mer se dépose sur nos rivages
Que la misère s'échoue sur une maudite plage
Ces poésies s’envolent au gré de la tempête
J’espère que ma grande peine m’aura guidé auprès de l’arc-en-ciel
Je pars en selle sur un pur sang arabe, à l’ancienne
Mon avancé je la dois seulement à ce que mon âme enseigne
La vérité on l’a tous dans le cœur même si on s’y refuse
C’est auprès du malheur des autres que j’ai trouvé refuge
En attendant je fais ma vie, j’aspire à mieux
J’suis loin d'être le plus ravi mais j’suis le plus radieux car je pense plus à
Dieu
Tout parait dérisoire, j’traverse le pays dans un périssoire
J’me sens en péril sur ce maudit territoire
J’esquive les mauvais et la marque de la bête
Ma vie sociale elle est ce qu’elle est, j’en ai marre de la perdre
On m’dit «Raconte nous des histoires au mic'»
J’ai qu’une seule recette dans mon album, c’est la vie à chaque morceau je
change d’aromates
10 ans de rap et la pression monte dans le baromètre
Y a pas de remède pour réussir à part être malhonnête
Car la sincérité pêche dans un monde diabolique
Alors je quitte la course aux richesses, tant pis si il manque un bolide
C’est trop bizarre, j’ai la souffrance dans le visage mais j’suis serein
Redoute ni le blizzard, ni les coups de surin
Ni la mort c’est de la poésie, mi amor embrasse le chaos
Si mes rimes sont des punchlines, les emcees sont des paos
J’ai élevé l’débat haut coincé entre les murs de béton et les barreaux
Inutile de dire que ma vie n’est pas rose
J’ai pas un tronc d’arbre à la place de la langue
Fracasse la vie, boulevard des coups durs sur la place de la phalange
Dans les montagnes de béton on vit les lois comme des avalanches
Les parents triment tellement, les gosses naissent avec des bras ballants
Regarde, chez nous les plus gros talents se recadrent
Même un génie peut terminer un lance-roquette sur la rocade
Faut que tu comprennes que si tu te bas pour une juste cause
T’affronteras le Diable et les questions que le juge te pose
Résistance trop difficile, une vie sous pénicillines
Sous les missiles on s’invite sur un dossier d’faillite civile
Ennemi public, renégat de la République
Depuis le premier pupitre la rage se profile sous mes pupilles
Voilà enfin une alternative à tes mythos blases
Que tu aimes vénérer, fais tourner le skeud dans ton Ghetto-Blaster
Ni blanc, ni noir, j’suis bicolore, depuis toujours j’habite au nord
Pour surmonter les durs journées j’ai besoin de Dieu et pas d’un psychologue
J’suis prétendant pour le combat final, j'écris ma lettre de motiv'
La fin d’un monde inégal c’est mon leitmotiv
Laisse mon kiff se faire, j’suis dévoué comme Ekoué
A balancer des vérités, à tous les couler
J’vis dans un monde de sangliers, derrière les templiers
Y a plus de secret, je regarde le sablier s'écouler de près
Avance avec moi si tu sens monter la sauce
Les RG z’yeutent à chaque pas j’vais pas monter d’assoc'
T’inquiètes et j’suis pas borgne, un œil pour la vie, l’autre pour la mort
J’ai pas vendu mon âme pour le Hip-Hop Tournament
Et pour les tourments que ça engendre, déjà de la peine à vivre
Je m’sens comme un arabe à Tel Aviv: aucun avenir
On mène une vie d’chienne, on a pas d’cash comme EJM
Gravite tous les ji3an, bouge aux mouvements des sirènes
C’est chaud, j’suis loin des entreprises, des numéros d’SIRET
On s’marie à la poisse si un jour on tombe sur elle
J’ai jamais kiffé l’bédo et ni le crime
Pourtant attaché aux ambiances ghetto, normal qu’on pense très tôt
A vivre comme le commun des mortels
Mais l’argent sale reste dans les chiottes, j’ai pas pour but d’investir un
bordel
La vie de rêve c’est pas celle de Montana Tony
Quand ton niveau de vie augmente, ton âme monte à l’agonie
La rupture elle est en tout le monde dans l’invisible et l’indiscipline
La contrainte nous braque, y’en a plein qui s’y plient
J’vois la France dans un sarcophage, prends un marteau
Quand tes frères retournent leur veste, quand ces charclots m’flattent
Pas de temps à perdre avec ça alors je marque d’autres phrases
Mon inspiration est née par d’autres grâces
Mike-Yankee-Sierra-Alpha: tricard dans la machine
Car j’ai pas été de ceux qui nagent dans la vaseline
Pédale dans la semoule, c’est tout le milieu rap qui nagent dans la schnouf
Dans la farine à genoux devant l’avarice d’un jnoun
Je débarque chez Sony Music avec un joli fusil
J’me la fais royal à la all inclusive
C’est la parole de la rue, l’indépendance aka liberté d’expression
La kalash au cas où je subis des pressions
La parole de la rue, l’indépendance, la liberté d’expression
La kalash au cas où je subis des pressions
Lyrics translation
Waiting for the sun to rise to the West
Let the bad drink to the wood and let the storm raise the larks
Until the palm trees no longer give dates
In these land of birth, at 26 piges I always flee adolescence
I already told you, I'm not Marianne's son.
I married music forcibly in a sad marriage
Driven into a pariah vice, gagged like a hostage
Bloated like a man in a cage, forgive my language
My commitment, the big scraps and these long pages I miss
Forgive my stubbornness, alliterations and assonances
Are perceived by the rulers as the liberation from insolence
I'm not in the same registry as the gangsta rappers who play the
big stars
We'll send them back to Laurent Boyer, Frequenstar.
I don't have the right starting block, it's not the stadiums that block me
But talk only about Starsky and glock
It's not my goal I spread the rhyme to militia enbas blocks
A bunch of kholotos, guys who look like your buddies
If we're here, they looted our land.
Brother, I take my share without paying the notary
It is the least of the things that we are accepted, it is elementary
I'm not talking about a country that taxed me without taking it apart
Get out with your racist laws, France is my root
If you want us to get out of here, you'll know parasites.
Waiting for the poles to reverse
Let the sea settle on our shores
Let misery run aground on a cursed Beach
These poems fly by the storm
I hope that my great grief will have guided me to the rainbow
I ride on a pure Arab blood, old-fashioned
My advanced I owe it only to what my soul teaches
The truth we all have in our hearts even if we refuse
It is with the misfortune of others that I found refuge
In the meantime I make my life, I aspire to better
I am far from being the most delighted but I am the most radiant because I think more about
God
Everything seems derisory, I cross the country in a perissory
I feel at risk in this cursed territory
I dodge the bad and the mark of the Beast
My social life is what it is, I'm sick of losing it
I'm told 'Tell us stories at mic'»
I have only one recipe in my album, it's life to every song I
change of aromatics
10 years of rap and the pressure rises in the barometer
There's no cure for success other than being dishonest
For sincerity fishes in an evil world
So I quit the race for wealth, too bad if he misses a car
It's too weird, I have pain in my face but I'm serene
Fear neither the blizzard nor the blows of surin
Neither death is poetry, mi amor embraces chaos
If my rhymes are punchlines, the emcees are paos
I raised the debate high stuck between concrete walls and bars
Needless to say, my life is not rosy
I don't have a tree trunk instead of the tongue
Smashes Life, Boulevard of hard blows on the Place de la phalange
In the concrete mountains we live the laws like avalanches
Parents trim so much, kids are born with swinging arms
Look, at us the greatest talents crop up
Even a genius can finish a rocket launcher on the ring road
You have to understand that if you fall for a Just cause
You will face the devil and the questions the judge asks you
Resistance too difficult, a life under penicillins
Under the missiles we invite on a civil bankruptcy file
Public Enemy, Renegade of the Republic
From the first desk the rage looms beneath my pupils
This is finally an alternative to your mythos blases
That you love to worship, spin the skeud in your Ghetto-Blaster
Neither white nor black, I am bicolor, since always I live in the North
To overcome the hard days I need God and not a psychologist
I'm a contender for the final fight, I'm writing my cover letter'
The end of an unequal world is my leitmotif
Let my kiff do it, I'm devoted like Ekoué
To swing truths, to all flow
I live in a world of Wild Boars, behind the Templars
There's more secrecy, I watch the hourglass flow closely
Walk with me if you feel the sauce coming up
The RG Z'yutent at every step I will not go up assoc'
Worry and I'm not blind, one eye for life, the other for death
I didn't sell my soul for the Hip-Hop Tournament.
And for the torments that it engenders, already pain to live
I feel like an Arab in Tel Aviv: no future
We lead a bitch's life, we don't have cash like EJM
Gravitate all ji3an, move to the movements of sirens
It's hot, I'm away from companies, SIRET numbers
We get married if one day we come across her
I've never been a bad guy or a bad guy.
Yet attached to the ghetto atmospheres, normal that we think very early
To live like the common mortals
But the dirty money remains in the toilets, I do not intend to invest a
brothel
The dream life is not Montana Tony's
When your standard of living rises, your soul rises to agony
The break it is in everyone in the invisible and indiscipline
The compulsion brages us, there are many who bend there
I see France in a sarcophagus, take a hammer
When your brothers turn over their jackets, when those tanks flatter me
No time to waste with that so I mark other sentences
My inspiration was born by other graces
Mike-Yankee-Sierra-Alpha: tricard in the machine
Because I was not one of those who swim in vaseline
Pedal in the semolina, it's all the rap medium that swim in the schnouf
In flour kneeling before the greed of a jnoun
I show up at Sony Music with a nice gun
I make it royal at the all inclusive
This is the word of the street, independence aka freedom of speech
The kalash in case I get pressured
Street speech, independence, freedom of expression
The kalash in case I get pressured