Michel Colombier — Le soleil noir song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "Le soleil noir" by Michel Colombier.
Lyrics
Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis,
Oh, que j’aurais voulu vous ramener ce soir,
Des mers en furie, des musiques barbares,
Des chants heureux, des rires qui résonnent bizarres,
Et vous feraient le bruit d’un heureux tintamarre,
Des coquillages blancs et des cailloux salés,
Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,
Des rouges éclatants, des soleils éclatés,
Dont le feu brûlerait d'éternels étés,
Mais j’ai tout essayé,
J’ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et mon soleil est noir,
Mais j’ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et j’ai le désespoir,
Légère, si légère, j’allais court vêtue,
Je faisais mon affaire du premier venu,
Et c'était le repos, l’heure de nonchalance,
A bouche que veux-tu, et j’entrais dans la danse,
J’ai appris le banjo sur des airs de guitare,
J’ai frissonné du dos, j’ai oublié Mozart,
Enfin j’allais pouvoir enfin vous revenir,
Avec l' il alangui, vague de souvenirs,
Et j'étais l’ouragan et la rage de vivre,
Et j'étais le torrent et la force de vivre,
J’ai aimé, j’ai brûlé, rattrapé mon retard,
Que la vie était belle et folle mon histoire,
Mais la terre s’est ouverte,
Là-bas, quelque part,
Mais la terre s’est ouverte,
Et le soleil est noir,
Des hommes sont murés,
Tout là-bas, quelque part,
Les hommes sont murés,
Et c’est le désespoir,
J’ai conjuré le sort, j’ai recherché l’oubli,
J’ai refusé la mort, j’ai rejeté l’ennui,
Et j’ai serré les poings pour m’ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard,
Qui me menait ici, ailleurs ou autre part,
Où la fleur était rouge, où le sable était blond,
Où le bruit de la mer était une chanson,
Oui, le bruit de la mer était une chanson,
Mais un enfant est mort,
Là-bas, quelque part,
Mais un enfant est mort,
Et le soleil est noir,
J’entends le glas qui sonne,
Tout là-bas, quelque part,
J’entends le glas sonner,
Et c’est le désespoir,
Je ne ramène rien, je suis écartelée,
Je vous reviens ce soir, le c ur égratigné,
Car, de les regarder, de les entendre vivre,
Avec eux j’ai eu mal, avec aux j'étais ivre,
Je ne ramène rien, je reviens solitaire,
Du bout de ce voyage au-delà des frontières,
Est-il un coin de terre où rien ne se déchire,
Et que faut-il donc faire, pouvez-vous me le dire,
S’il faut aller plus loin pour effacer vos larmes,
Et si je pouvais, seule, faire taire les armes,
Je jure que, demain, je reprends l’aventure,
Pour que cessent à jamais toutes ces déchirures,
Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée,
Et mon soleil est noir,
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens ce soir,
Le c ur égratigné,
Et j’ai le désespoir,
Le c ur égratigné,
Et j’ai le désespoir…
Lyrics translation
To never again, ever again, tell you about the rain,
No more heavy skies, no more gray mornings,
I got out of the mists and ran away,
Under lighter skies, land of paradise,
Oh, that I wanted to bring you back tonight,
Raging seas, barbaric music,
Happy songs, funny laughter,
And you would make the sound of a happy Tinkle,
White shells and salty pebbles,
Rolling under the waves, a thousand times brought back,
Bright reds, bright Suns,
Whose fire would burn Eternal Summers,
But I tried everything,
I pretended to believe,
And I come back from afar,
And my sun is black,
But I tried everything,
And you can believe me,
I come back Tired,
And I have despair,
Light, so light, I was going short dressed,
I was doing my business from the first comer,
And it was rest, the hour of nonchalance,
Mouth what do you want, and I went into the dance,
I learned banjo on guitar tunes,
I shuddered from the back, I forgot Mozart,
Finally I could finally get back to you,
With il alangui, wave of memories,
And I was the hurricane and the rage to live,
And I was the torrent and the strength to live,
I liked, I burned, caught up,
That life was beautiful and crazy my story,
But the earth opened,
There, somewhere,
But the earth opened,
And the sun is black,
Men are walled,
All there, somewhere,
Men are walled,
And this is despair,
I conjured the spell, I sought oblivion,
I refused death, I rejected boredom,
And I clenched my fists to order me to believe,
That life was beautiful, fascinating chance,
Who led me here, somewhere else or somewhere else,
Where the flower was red, where the sand was blond,
Where the sound of the sea was a song,
Yes, the sound of the sea was a song,
But a child died,
There, somewhere,
But a child died,
And the sun is black,
I hear the bell ringing,
All there, somewhere,
I hear the bell ringing,
And this is despair,
I'm not bringing anything back, I'm sidelined,
I'll come back tonight, the heart scratched,
Because, to look at them, to hear them live,
With them I got hurt, with aux I was drunk,
I don't bring anything back, I come back lonely,
From the end of this journey across borders,
Is there a corner of Earth where nothing tears,
And what should be done, can you tell me,
If you have to go further to erase your tears,
What if I could, on my own, silence the weapons,
I swear that tomorrow I will resume the adventure,
So that all these tears cease forever,
I'd like to try,
And I want to believe it,
But I'm tired,
And my sun is black,
Sorry to tell you,
But I'll be back tonight,
The heart scratched,
And I have despair,
The heart scratched,
And I have despair…