Loco Locass — Médiatribes song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "Médiatribes" by Loco Locass.
Lyrics
— J'ai une bonne nouvelle. À la maternelle, pendant qu’y jouait à la marelle Un ti-cul s’est fait ouvrir la cervelle à coups de pelle
— Intéressant, t’as des photos?
— Évidemment
— Y'a tu du sang?
— Non, mais on distingue clairement les filaments blancs de
l’encéphale de l’enfant sur ses vêtements
— Excellent ! Je veux la réaction des parents, des professeurs et
d’un gérant de quincaillerie, histoire de voir si le modèle de pelle
à cervelle se vend bien dorénavant. Allez mon gros, creuse-toi le cerveau, pis fais-moi un beau topo mélo. On va jouer ça à la une, on va faire fortune. Voilà ce qu’on appelle une infortune opportune.
Sous l’emprise des entreprises, les médias médisent, mais disent
Qu’ils analysent en toute franchise
Sauf que tant qu’il y aura des valises qui les écoutent et les
lisent
Ils écriront des bêtises à leur guise
Tous les jours, les journalistes se font complices des vices de la
métropolis
Ils sévissent sous l’ascendant des puissants
Puis s’en crissent tant qu’on voit leur face à l'écran
Tour à tour, ces vautours quittent leur tour et parcourent bourgs et faubourgs
Pour chercher la charogne sans vergogne et s’acharner sur la grogne
À la triste besogne dans laquelle ils se pognent sous prétexte que
ça pogne
Comme un cadet de Gascogne en rogne je cogne
Sur le plus crétin dénominateur commun
Comme un dénonciateur hors du commun
Sans autre forme de mise en forme
J’informe qu’on nous désinforme à coups d'énormités normalisées
Lisez Chomsky, estie !, c’est formel
On baigne dans le bordel
Des messages de masses pré-mastiqués
Stickés sans cesse sur la bassesse des 3 S, parce que ce qui nous
intéresse
C’est ceux qui fessent des balles molles
Ceux qui fessent leur belle-mère
Pis celle, pucelles, qui s’font fesser les fesses
Sous l’emprise des entreprises, les médias médisent, mais disent
Qu’ils analysent en toute franchise
Sauf que tant qu’il y aura des valises qui les écoutent et les
lisent
Ils écriront des bêtises à leur guise
Sur une rythmique unique effrénée frénétique
Je nique la pensée politique unique
Les éditos fachos, tout comme les colonnes collabos me font
frissonner la colonne
Dans l’dos, j’ai pas d’pognée, la pogne je l’ai pogné
C’est que la presse est pognée dans les mains d’une poignée de CONRADidaux
Qui se baladent en PÉLADEAU sur DESMARAIS venteux
Avant eux, il se démarrait à gauche, à droite quantité de quotidiens
indépendants
Dorénavant, dans le vent uniformisant soufflant d’un océan à l’autre
La barre n’est pas haute: elle est à tribord toutes Post to Post
Propagande par la bande
Ou réponse à la demande
Je me demande s’il faut informer la nation
Ou la former selon l’opinion de quelques gros canons du NON
Sous l’emprise des entreprises, les médias médisent, mais disent
Qu’ils analysent en toute franchise
Sauf que tant qu’il y aura des valises qui les écoutent et les
lisent
Ils écriront des bêtises à leur guise
Lyrics translation
- I have some good news. In kindergarten, while playing in the pool a dick got his brain opened with shovels
- Interesting, Do you have pictures?
— Obviously
- Is there blood?
- No, but we clearly distinguish the white filaments from
the child's brain on his clothes
- Excellent ! I want the reaction of parents, teachers and
from a hardware manager, history to see if the shovel model
at cervelle sells well from now on. Come on, big man, dig your brains out, or make me a nice Topo Melo. We're gonna play this in the headlines, we're gonna make a fortune. This is called a timely misfortune.
Under the influence of companies, the media mediate, but say
That they analyze frankly
Except that as long as there are suitcases that listen to them and
read
They will write nonsense as they please
Every day, journalists become complicit in the vices of the
metropolis
They are rampant under the ascendancy of the powerful
Then they cry as long as we see their face on the screen
Turn by turn, these vultures leave their turn and travel through villages and suburbs
To seek the shameless carrion and to harden on the grunt
To the sad task in which they put themselves under the pretext that
it's pouncing.
Like a cadet of Gascony in anger I bump
On the dumbest common denominator
Like an unusual whistleblower
No other form of shaping
I inform you that we are misinformed by standardized enormities
Read Chomsky, estie !, it's formal
We bathe in the brothel
Pre-chewed mass messages
Stuck endlessly on the baseness of the 3 S, because what we
interested
It's the ones who spank soft bullets
Those who spank their stepmom
Too bad, girls, who get their asses spanked
Under the influence of companies, the media mediate, but say
That they analyze frankly
Except that as long as there are suitcases that listen to them and
read
They will write nonsense as they please
On a frenzied single rhythmic frenzied
I nique the single political thought
Fachos edits, just like collabos columns make me
shivering the column
In the back, I have no fist, the fist I have fist
It is that the press is poked in the hands of a handful of Conradidals
Who walk in Peladeau on windy DESMARAIS
Before them, it would start to the left, to the right amount of daily
independent
Henceforth, in the uniform wind blowing from coast to coast
The bar is not high: it is Starboard all Post to Post
Propaganda by the band
Or response to request
I wonder if we should inform the nation
Or form it according to the opinion of some big canons of the no
Under the influence of companies, the media mediate, but say
That they analyze frankly
Except that as long as there are suitcases that listen to them and
read
They will write nonsense as they please