Charlelie Couture — Jacky song lyrics and translation
The page contains the lyrics and English translation of the song "Jacky" by Charlelie Couture.
Lyrics
Jacky n’a pas d’excuse, replié sur lui même comme un noeud dans le bois,
Jacky n’a pas d’excuse
Seul comme un caillou, sans conscience. Lui. Il n’y a que lui, son monde,
sa seule vérité
Raciste, comme un délirium tremens
Jacky va tuer au hasard comme on jette une bouteille, comme on écrase un
insecte, comme on éclate une bulle dans les emballages plastique,
il va tuer sans le vouloir comme un assassin médiocre, comme un enfant,
conditionné, avec ce rire de dément et même pas de honte, parce qu’il est
faible, incroyable immaturé, vengeur, se venger de n'être rien. Jaloux de
n'être rien. Haineux de sa condition
Amour propre sale, fierté grotesque, morgue imbécile, orgueuil mal mis,
dans les banlieues de lapins, périphéries manipulées, provinces balayées par
les revers du mépris, macadam noir, et pauvreté microbienne…
Consommateur consommé. La cervelle gobée. Dans les grandes tentacules du
pouvoir, infernales machinations protectionistes et peuple ridiculisé qui se
mange lui même, comme les rats qui se suicident…"
From the other side (Jacky 1)
Colier dent de requin
Paumettes saillantes
Des signes dans le dos
Hamburger, chewing gum
Il tord des petites cuillères
Un couteau dans la poche
Il passe sa vie dehors
Comme une bête sauvage
De l’essence dans les veines
Il s’fout du nucléaire
Et puis des écolos
Les pieds sous sa dégaine
Il se fait des copains le temps d’une échappée
Il passe des nuits à boire
Et pisser et reboire
Il vante les fantômes de la terreur
Ou les stars du malaise
En écoutant du hard à fond les manettes
Affalé comme un paquet de chiffons
Il se saoûle, il se bourre, il se casse
Il sait pas quand il rentre
Il s’engueule dans la rue
Et la fille en veut plus
Elle appelle au secours, ya des vieux aux fenêtres
Il la cogne
Et il se barre
Il lui laisse un cocard
Il renverse les poubelles
Il a pas peur de la mort
Ni des coups de savattes
Il a pas peur du froid
Comme un employé d' bureau
Peut redouter le moindre courant d’air
Il péte comme un percheron il rigole mais ça pue
Il vole des packs de bière
Qu’il boit dans sa tanière
Y a des gouttières quand il pleut
Ya des mois dans l'évier
Du moisi dans les tasses
Il croit qu’tout l’monde est riche
Et qu’y a qu’lui qui n’a rien
Il dit qu’les seuls mecs bien c’est les américains
Il a pas connu la guerre
Il a vu que les films
Il voulait être fort comme un dessin de B. D
Il se prend pour un dieu
Il dit qu’il aurait pu être un champion
Si on l’avait aidé
Il dit qu’il ne trouve pas de boulot
Surtout pas faire d’effort
Pour qui, pour quoi
Il aimait pas son père
Il aimait pas sa mère
Il n’aime personne
Il dit qu’il ne peut rien faire de bon
Sauf peut être gigolo
Il sait pas c’qu’il lui faut
Il voulait qu’on l’adore mais tout l’monde en est là
Alors il se fout de tout
Comme tout l’monde se fout de lui
Jacky
Avec ses yeux de fauve
Et son tatouage sur l'épaule
Le blouson ouvert même en hiver
Jacky aurait fait n’importe quoi
Pour qu’on parle de lui
Pas plus salaud qu’un autre looser
Mais paumé dans son incognito
Jacky s’croyait un héros
Mais c’est juste un fait divers
Refrain: Jacky trainait, trainait
Jacky trainait encore
Pis s’est r’trouvé dans un train
Porté par son destin
Et il buvait de la bière
Oui, Jacky buvait beaucoup de bière
Jacky draguait dans la rue
Mais Jacky était fier
Savait pas c’qu’il voulait
Jacky se foutait de tout
Il subissait sa vie
Comme un grand refus
Ce jour là
Sur son lit
Il regardait le plafond
La peinture
Qui faisait des cloques
Jacky regardait le vide
Il tirait sur sa clope
En bourrant la fumée
Bien au fons des poumons
Il disait j’ai pas peur du cancer peur de rien
Alors il s’est engagé
Et il apris ce train
A genoux, dans les waters
Maint’nant il dégueule son enfer
Complètement inconscient
Il a balancé un innocent
Comme tous ceux qui vivent
En se croyant quelqu’un d’autre
Il s’est retrouvé coupable
De n'être que lui-même
Comme tous ceux qui vivent
En se croyant quelqu’un d’autre
Il s’est retrouvé coupable
De n'être que lui-même
Lyrics translation
Jacky has no excuse, folded on himself like a knot in the wood,
Jacky has no excuse
Alone like a pebble, without conscience. It. There is only him, his world,
its only truth
Racist, like a delirium tremens
Jacky will kill randomly as we throw a bottle, as we crush a
insect, as a bubble bursts in plastic packaging,
he will unintentionally kill like a mediocre assassin, like a child,
conditioned, with this insane laugh and not even ashamed, because it is
weak, incredible immature, vengeful, revenge for being nothing. Jealous of
be nothing. Hateful of his condition
Dirty self-love, grotesque pride, morgue Fool, pride badly put,
in the suburbs of rabbits, manipulated peripheries, provinces swept by
the setbacks of contempt, black macadam, and microbial poverty…
Consumer consumed. Brain's gone. In the large tentacles of the
power, infernal protectionist machinations and ridiculed people who
eat himself, like rats who commit suicide…"
From the other side (Jacky 1)
Shark tooth necklace
Protruding palms
Signs in the back
Hamburger, chewing gum
He twists small spoons
A knife in the pocket
He spends his life outside
Like a wild beast
Essence in the veins
He doesn't care about nuclear
And then eco-friendly
Feet under her draught
He makes friends in time for an escape
He spends nights drinking
And piss and bounce
He boasts the ghosts of terror
Or the stars of malaise
Listening hard to the paddles
Slouched like a bundle of rags
He gets drunk, he gets drunk, he breaks
He doesn't know when he's coming home.
He fights in the street
And the girl wants more
She calls for help, there are old people at the windows
He bangs her
And he walks away
He leaves her a cocard
He spills the trash
He is not afraid of death
Nor the blows of savattes
He is not afraid of the cold
As an office worker
Can dread the slightest draft
He fart like a percheron he laughs but it stinks
He steals beer packs
That he drinks in his den
There are gutters when it rains
There are months in the sink
Mold in cups
He believes that everyone is rich
And what is it that he has nothing
He says the only good guys are the Americans.
He didn't know the war.
He saw that the films
He wanted to be strong as a drawing of B. D.
He thinks he's a God.
He says he could have been a champion
If we had helped him
He says he can't find a job
Especially not make effort
For whom, for what
He didn't like his father.
He didn't like his mother.
He doesn't like anyone.
He says he can't do anything good
Except can be gigolo
He doesn't know what he needs.
He wanted us to love him, but everybody's here.
So he doesn't care about everything
Like everybody gives a shit about him.
Jacky
With her fawn eyes
And his tattoo on the shoulder
The jacket open even in winter
Jacky would have done anything.
So we can talk about him
No more bastard than another looser
But lost in his incognito
Jacky thought he was a hero.
But it's just a miscellaneous fact
Chorus: Jacky was dragging, dragging
Jacky was still hanging out
Pis found himself in a train
Carried by his destiny
And he drank beer
Yeah, Jacky drank a lot of beer.
Jacky was flirting on the street
But Jacky was proud
Didn't know what he wanted.
Jacky gave a shit
He suffered his life
As a great refusal
That day
On her bed
He was looking at the ceiling
Paint
Who was blistering
Jacky looked at the void
He was pulling his dick
Stuffing the smoke
Good for the lungs
He said I'm not afraid of cancer afraid of nothing
So he committed
And he caught this train
On your knees, in the waters
Maint'nant he sucks his Hell
Completely unconscious
He dumped an innocent man.
Like all those who live
By believing himself to be someone else
He found himself guilty
To be only himself
Like all those who live
By believing himself to be someone else
He found himself guilty
To be only himself